Ca y est, il paraîtrait que le soleil a fait son apparition en France, finalement…Pour nous, bon, on ne peut pas dire qu’il nous ait vraiment quitté depuis le départ! Et du coup, nous arrivons au bout de nos stocks de crème solaire…D’où mon questionnement: en a-t-on vraiment besoin?

Il n’est pas très difficile de trouver des sources expliquant les dangers des rayons ultra-violets. En bref, les UVA et UVB sont responsables de plusieurs dégâts:

– le « coup de soleil » ou érythème actinique, bien connu de tous.

– les « allergies au soleil » ou lucites

– et bien sûr, les cancers cutanés: carcinomes (baso et spinocellulaires) et mélanomes, sans cesse en augmentation (j’ai trouvé un article du Monde de 1989 disant déjà la même chose!)

– l’immunosuppression, moins connue du public: le soleil induit une plus grande sensibilité à certaines infections

– sans oublier les dégâts sur les yeux (20% des cataractes seraient liées aux rayonnements UV).

Soleil, attention!

Il apparait donc indispensable de se protéger des UV. Mais la photoprotection obtenue avec les crèmes solaires ne paraît pas si claire; vous avez même surement déjà lu ou entendu ces reportages sur l’augmentation du risque de cancer cutané liée aux crèmes solaires!

Alors quel est le problème? Les filtres solaires, chimiques dans les produits solaires conventionnels, minéraux dans les produits solaires « bio ».

Il est prouvé pour certains un passage transcutané et une probable perturbation endocrinienne (effet oestrogénique de certains filtres), voire même un effet reprotoxique (effets néfastes sur la reproduction). L‘AFSSAPS a d’ailleurs émis des recommandations concernant ces filtres: limiter leur concentration et ne pas les utiliser chez l’enfant…mouais.

A noter aussi qu’on retrouve ces filtres, comme tout un tas d’autres choses affreuses, dans le lait maternel. D’où l’intérêt, non pas de prôner l’allaitement artificiel, mais de s’interroger sur ses habitudes cosmétiques quand on allaite au sein.

Petit crémé

Bon, mais alors, les crèmes solaires bio, c’est peut-être mieux? Bah, pas vraiment…Elles n’utilisent pas de filtres chimiques mais des filtres minéraux, le dioxyde de titane (TiO2) et l’oxyde de zinc. Mais l’AFFSAPS nous rappelle que seul le dioxyde de titane est autorisé par l’union européenne comme écran solaire. Or, celui-ci aurait également une pénétration transcutanée, moindre, mais non nulle, et notamment en cas d’application sur peau lésée, donc en cas de coup de soleil.

En résumé:
Il FAUT se protéger des UV.

Les crèmes solaires ont démontré leur efficacité dans la prévention des coups de soleil. Plus on a de coups de soleil, plus on risque de cancers cutanés.

Mais pour prévenir les cancers cutanés, les crèmes solaires doivent protéger des UVB et des UVA et leur utilisation correcte est fondamentale: application d’une quantité suffisante, à renouveler,à la moindre exposition même ombragée.

Plus on est exposé jeune, plus on risque de cancer cutané. Les petits sont donc absolument à protéger en premier. Mais les effets néfastes des filtres sont à prendre en compte.

Et donc, la première protection, c’est de ne pas s’exposer!! Et sinon, d’utiliser des vêtements photoprotecteurs. Les Japonais l’ont bien compris…

Il n’existe pourtant aucun moyen en France d’évaluer la classe de protection des vêtements face au soleil. Il serait temps d’avancer sur ce point.

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