Samedi 28 juillet 2012, un truc étonnant vient de se passer au Japon: le nouveau parti écologiste japonais vient d’être fondé. Une nouvelle preuve de la consolidation du mouvement anti-nucléaire japonais; les hortensias n’ont pas fini de fleurir.

Anti-nucléaires japonais
Photo de Greenpeace

Il aura donc fallu attendre 2012 pour qu’un « vrai » parti politique écologiste naisse au Japon; l’historique du parti politique vert au Japon est plus ancienne, mais quelque peu cahotique:

– Le » Nouveau Parti Pionnier » ou « Nouveau Parti Sakigake », NPS (新党さきがけ, Shintō Sakigake), ensuite appelé « les Pionniers »; (1993-2002). Fondé par des dissidents du grand parti de la droite conservatrice, le PLD (parti libéral-démocrate). Il prend notamment une ligne écologiste.

– « L’Assemblée Verte » ( みどりの会議, Midori-no-Kaigi) fondé à la suite de la dissolution des « Pionniers » (2002-2004).

– La « Table Verte » (みどりのテーブル, Midori no tēburu) (2004-2008), fondé à la suite de la dissolution de l' »Assemblée Verte », le parti n’est pas reconnu légalement faute de représentants parlementaires.

– Le « Futur Vert » (みどりの未来, Midori no Mirai) ou Greens Japan (2008-2012), issu de la fusion de la « Table Verte » et d’un réseau d’élus locaux sans étiquette regroupés sous le nom de « Arc-en-Ciel et Verts ».

Cette formation politique était vouée à organiser la fondation d’un parti écologiste japonais en rassemblant les élus concernés et en donnant une ligne de fond au parti. C’est donc chose faite depuis samedi dernier, semble-t-il: les « Verts » (緑の党, Midori no Tō) ou Greens Japan, là aussi (d’où la confusion dans les médias). Comme quoi, y’ a de l’espoir!

Inauguration du parti Greens Japan
Photo Greens Japan

Maintenant, évidemment, y’a du boulot. Dans un pays où le même parti conservateur a été au pouvoir quasiment sans interruption de 1955 à 2009, pas facile d’exister. Mais depuis 2009 et leur défaite historique aux législatives, même le PLD (Parti Libéral-Démocrate) a dû laisser sa place. Alors, pourquoi pas?

La création du nouveau parti a été encouragée dès l’année dernière par ses homologues européens et c’est donc sans surprise que nous découvrons sur la page d’accueil de leur site, une photo avec notre frenchie d’EELV:

Michèle Rivasi, EELV et les Verts japonais
Site Greens Japan

Et la montée de la « révolution des hortensias » est là pour soutenir ce nouvel élan porteur d’espoir. Mais il faut que le mouvement continue pour que le parti prenne du poids et puisse, ne serait-ce qu’exister: les prochaines élections se dérouleront en 2013 et il leur faut obtenir 5 élus parlementaires pour être reconnus comme parti politique.

Ca bouge, ça bouge…

 

 

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