Bon, maintenant, tout le monde sait de quel dosha il est. C’est bien joli, mais qu’est-ce qu’on en fait, déjà, de cette belle information? Qu’est-ce que ça change? Plein de choses, en fait. Connaître son dosha permet, comme en MTC, d’adapter son alimentation pour améliorer certains troubles ou mieux, les prévenir. Cela permet aussi de modifier son mode de vie, ses habitudes. De trouver des exercices adaptés à sa nature.

Rappel: je pratique l’acupuncture mais je ne suis pas praticienne ayurvédique et ces indications ne se substituent en aucun cas à une consultation avec un professionnel. Chacun est unique et ces descriptions sont schématiques.

Petit mode d’emploi pour les 3 constitutions.

Qui sont les Vata?

Aujourd’hui, les Vata. Qui sont-ils? Comment peut-on décrire une personne globalement Vata?

Vata est le fruit de la combinaison des énergies « Air’ et « Ether » (ou espace). Ça fait beaucoup d’air, tout ça. Du vent, de l’immobile, du mouvement.
Ce qui explique pourquoi certains signes sont facilement présents chez les personnes davantage marquées par le dosha Vata:

Du vent, du vent…

– une physionomie « légère comme le vent« : fine, ossature légère.

– de la sécheresse: peau sèche, lèvres gercées, rides marquées, constipation.

– beaucoup d‘énergie: enthousiastes, communicatifs, généreux, faciles à vivre.

– mais aussi beaucoup d’agitation: un sommeil agité, un débit de parole rapide, une certaine instabilité. Les gens Vata n’aiment pas la routine, « ils ne tiennent pas en place ». Ils n’aiment pas non plus l’engagement, qui les ancre trop.

– beaucoup de créativité: un esprit vif, un imaginaire très riche dans lequel ils se réfugient souvent car la réalité les ennuie; libres penseurs, ils se laissent facilement submerger par le quotidien, ils sont sans cesse sollicités par de nouvelles inspirations, ils ont du mal à agir. En gros, beaucoup d’idées, peu de réalisations.

– Enfin, ce sont des gens nerveux, anxieux, sensibles.

Certains se sont peut-être reconnus…mais que ce soit notre constitution de base ou non, nous pouvons tous souffrir d’un excès Vata causant un déséquilibre de ce dosha. Quand nous souffrons de symptômes tels que difficulté de concentration, anxiété, insomnie, gaz, ballonnements,etc., c’est que notre déséquilibre est lié à Vata. Un signe caractéristique du déséquilibre Vata est la douleur : une douleur vive, aigüe.

Equilibrer les Vata

Que peut-on faire pour équilibrer ce dosha, alors? Pour ne pas consommer à perte toute cette belle énergie, au risque de s’épuiser? Assez logiquement, il faut chercher à « alourdir » tout ça. Se forcer à conserver une certaine régularité dans son mode de vie. Manger à heures fixes. Avoir des habitudes.S’instaurer des rituels. Une tisane apaisante le soir, par exemple, pour favoriser un sommeil calme. Ou un massage à l’huile de sésame, pour hydrater et réchauffer sa peau sèche.

Balasana, Posture de l’enfant

Et puis, s’ancrer davantage. Au lieu de s’éparpiller dans de multiples activités, se concentrer sur une. Au lieu de s’épuiser dans le sport de manière frénétique, pourquoi ne pas se mettre aux « gymnastiques énergétiques »: yoga (ayurveda), tai-chi ou Qi-gong (MTC). Une dépense physique dont les Vata ont besoin, mais un centrage et une gestion du stress bien plus efficace.

En yoga, on recommandera aux personnes souffrant d’un excès vata de pratiquer avec modération et régularité, si possible à la même heure. La routine est en effet une clé importante pour équilibrer vata, qui se disperse facilement. Quand nous avons vata en excès, nous avons tendance à laisser tomber rapidement une activité au profit d’une autre, à entreprendre plusieurs choses en même temps. Nous avons de la difficulté à aller au bout de ce que nous entreprenons. Nous bénéficierons donc d’un engagement clair avec nous-mêmes de nous dédier avec constance à cette pratique, pour une certaine période de temps. Site Projet en vie.

Pour plus de détails sur le Yoga de Vata, suite au prochain épisode

En ce qui concerne l’alimentation aussi, bien sûr, il faut chercher à « alourdir ». Eh oui, laitages, plats gras, épicés, c’est partie! En résumé, venez au Sri Lanka!!!

Curry Sri-lankais

Par contre, il faut essayer d’éviter les aliments de nature froide, comme les salades et légumes crus.

Selon la médecine ayurvédique comme en MTC, les saveurs exercent une influence sur le corps comme sur l’esprit.

Ainsi, le salé, l’aigre et le sucré équilibrent le léger de Vata. Si vous êtes attiré par les fruits aigres, optez pour des cerises ou des prunes. Quand votre dosha est perturbé, vous avez tendance à perdre l’appétit. Essayez de prendre vos repas à heures régulières… même si vous détestez la routine. Psychologie magazine.

Pour plus d’infos sur l’alimentation des Vata, suite au prochain épisode…

Bref, pleins de bonnes idées, mais parfois de gros changements d’habitudes…ou de non-habitudes. A suivre…

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