Devant le succès international du monde mondial du post « Ambiance routarde » (merci, merci!) je me suis dit que j’allais développer.

Evidemment, un des challenges de ce voyage, c’est bien celui-là. Comment diable rester féminine quand, pendant 9 mois, je suis sensée m’habiller en Quechua et que mes produits de beauté passent tous à la dure censure du poids-du-sac-à-dos ? Faut-il rappeler pour exemple que notre gel douche nous sert parfois aussi de lessive et de produit vaisselle ?…Au départ, il a donc fallu faire un trait sur le mythique couple exfoliant-masque et ne parlons même pas du millefeuille japonais.

Lé-gè-re-té

Avec le temps, quelques objets se sont révélés de vrais petits miracles de rapport poids-utilité. Parmi ceux-ci, la solution pour réunir :

– La crème pour le visage

– La crème pour le corps

– La crème pour les mains

– L’huile pour les cuticules

– La crème après-soleil

– Le sérum pour les cheveux

– Le…non, je m’arrête là.

Bon là, en fait, ce n’était pas trop difficile, j’ai déjà depuis longtemps la réponse à cette grave question : les huiles végétales. Pures, bio, économiques et surtout efficaces ; il suffit de bien les connaitre pour trouver son bonheur.

Pour avoir une liste magnifique des huiles végétales et de leurs qualités respectives, on clique ici:

http://www.aroma-zone.com/aroma/HV_Aroma-Zone.pdf

Après de longues heures d’hésitation inquiète, j’avais donc tranché : la délicieuse huile vierge de noix de coco, premier produit miracle, m’accompagne depuis le début et remplit toutes ces difficiles missions. Elle a l’avantage de servir aussi de dispersant pour les huiles essentielles. (Citronnelle anti-moustique, arbre à thé antiseptique ou menthe poivrée anti-migraine). Je me suis ravitaillée plusieurs fois en cours de route pour une poignée de piécettes.

Huile vierge de coco

Pour le maquillage, le choix a été difficile aussi mais j’ai réussi à trouver un bon compromis en partant, en tablant sur la mine magnifique que j’allais avoir en étant fraîche et reposée (j’étais optimiste).

– Un mini mascara  (merci Belle-Maman)

– Une Terre de Soleil, que j’ai usée jusqu’à la corde, et son pinceau rétractable

– Une bb-crème, deuxieme produit miracle, parce qu’une crème 5 en 1 avec filtre solaire remplit tous les standards requis pour avoir le droit de figurer dans un sac-à-dos.

Mega-comparatif de bb-cremes de madmoizelle

Mais au final, ce qu’il me reste quand les 38 degrés et les 80% d’humidité ambiants réduisent à néant mes efforts de féminité, ce sont mes petits ongles vernis, voui voui ! J’ai donc tenu à emmener des mini-vernis  pour briller des orteils, même en Birkenstock !

Sauf que l’epreuve du feu a ruiné mes espoirs: le vernis ne survit pas en milieu hostile. Tous, même ceux que j’ai racheté en cours de route, sont devenus inutilisables tres rapidement. Même en rajoutant du dissolvant dedans, ce bon vieux truc, que dalle. Le seul qui tient le coup…c’est mon vernis Chanel rapporté par ma belle-soeur adorée en aout! Je n’ai donc pas beaucoup de recul pour le moment, mais quand même. Du coup,  j’avoue que j’ai bien profité des mani-pedi à 4€ un peu partout! Je n’ai jamais été aussi manucurée-pédicurée de toute ma vie, j’adore.

Mani-pedi aux Philippines
Photo Mastacloue

En surfant sur les blogs voyage, j’ai rencontré d’autres questionnements de filles-en-voyage. J’ai la chance de ne pas avoir ces problèmes :

1- La contraception ; faut bien y voir le positif de notre histoire: pas besoin de trimballer une dizaine de plaquettes de pilules…

2- L’épilation ; aaaaaah quelle joie de ne plus avoir ce problème. Vive le laser !!

Coté fringues, le choix fut cornélien. Il fallait remplir, là encore, tout un tas de critères :

– Manches courtes pour la chaleur mais manches longues pour les moustiques, la clim, les temples et les mosquées.

– Couleurs sombres pour moins se salir (taches, poussière)

– Qui sèchent vite

– Qui ne se froissent pas (trop)

– Qui s’associent toutes entre elles.

J’ai finalement fait le choix de ne pas investir dans des vêtements techniques, genre CoolMax, les fringues-qui-sèchent-avant-que-tu-les-aies-mouillées. D’abord, souvent, c’est moche.

Ensuite, j’avais déjà pas mal de trucs que j’utilise en voyage, donc recyclage attitude.

Et puis, de temps en temps, je renouvelle sur place, en pesant le pour et le contre pendant des heures. La couleur? La matière? Le prix? Ou comment consommer autrement.

Bref, j’avoue, ma vie est remplie de choix difficiles.

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