Le temps passe…7 mois de voyage sont déjà derrière nous, et j’ai envie de faire quelques petits bilans. J‘aime les bilans. Si, en plus, ça peut aider ceux qui sont en train de faire leur sac-à-dos pour partir boulinguer, alors tant mieux!

Le choix de chaque objet contenu dans nos sacs avait été longuement réfléchi, discuté et décidé au vote à l’unanimité (oui, on est très démocratiques dans notre couple).Les critères étaient:

– l’intérêt primordial; là, tout est affaire de priorités…je connais des filles incapables de se passer de mousse bouclante pour les cheveux.

– la légèreté; on n’est pas allé jusqu’à peser chaque objet comme l’ont fait certains (qui ont dû bien s’amuser), mais c’est un critère fondamental, bien sûr.

– la résistance; aux chocs, au chaud, au froid, à l’humidité, à la saleté, à la compression. L’objet ne doit ni casser (souvenirs aux oubliettes), ni fondre (on oublie les ovules), ni rouiller (rasoirs et coupe-ongles, attention), ni moisir (pour info, j’ai réussi à faire moisir mes Birken…)

– et puis l’intérêt écologique; l’objet doit pouvoir resservir et dans l’idéal avoir plusieurs fonctions.

Couteau-suisse de compèt’

Et parmi les nombreux objets dont nous avions finalement rempli nos sacs, quelques-uns se sont révélés très utiles voire indispensables, d’autres…ont vite fini dans un colis de retour ou ont continué leur vie d’objets sans nous.

Je précise que je ne perçois évidemment rien des marques que je cite, c’est cadeau…

Au total, on ne regrette pas d’avoir emmené:

Un filtre à thé de Muji:

Ca nous a évité de boire cet infame thé jaune de Sir Lipeutone en sachets (oui, je parle en katakana, maintenant…) et de boire du vrai bon thé vert, facile à trouver partout ou nous sommes allés en Asie.

Passoire à thé Muji

Entre parenthèses, vous avez remarqué comme les trucs les plus dégueulasses sont ceux qu’on peut trouver partout sur la planète? Suivez mon regard vers tous ces bons vieux sodas  bourrés de sucre et de trucs chimiques et ces bonnes vieilles barres chocolatées bourrées d’huile de palme, en plus du sucre et du gras. Pourquoi la mondialisation ne concerne pas les aliments sains?? exemple: pourquoi est-il impossible de trouver du vrai jus d’orange 100% pur jus sans sucres ajoutés dans tous les pays que nous avons faits?

Un sac shopping Monop’.

Je me bénis tous les jours de l’avoir emporté, celui-là. Il en a évité des centaines de sacs plastiques, ah ça oui! Une remarque m’a frappée à Bali: on m’a expliqué que les gens avaient l’habitude de jeter les restes de leurs repas par-dessus la fenêtre, « dans le temps ». Bé oui, ils cuisinaient dans des feuilles de bananier ou de lotus. Ca leur faisait un magnifique engrais et chaque maison avait son potager naturel devant sa porte et ses fenêtres. Sauf que le dieu plastique est passé par là pour tout emballer, y compris la nourriture; et les gens continuent à jeter. Du plastique par les fenêtres.

Les sacs réutilisables sont une invention géniale. Mais on en trouve très rarement en Asie ou ils sont souvent encombrants. Alors que, rappelons-le, la légèreté est le maitre-mot du routard. Donc, merci Monop’.

Sac Monop’

Ils ont l’avantage d’être emballé dans un sachet…que j’ai fini par perdre. Je l’ai remplacé par une de ces si mignonnes petites pochettes hmongs!

Pochette hmong

Ces pochettes, d’ailleurs j’en ai acheté des tas…elles sont trop belles et me servent à tout! Porte-monnaie, trousse à pharmacie, trousse à Ipod, trousse à papiers importants…Ca alourdit, certes, mais bon, fallait bien que je ramène des souvenirs, non? (Fallait pas?)

Les baguettes en plastique Muji

Là encore, quelle bien bonne idée d’en avoir emporté pour un voyage en Asie. Quand on pense à tous ces pauvres bambous qu’on abat chaque année pour fabriquer les baguettes jetables…Mon petit coeur se fendille. Or, à part aux Philippines, on a mangé avec des baguettes par-tout. Ici, en Corée, j’aime bien l’idée: les baguettes sont en inox. Encore mieux pour la planète; mais pas pour le sac-à-dos, trop lourdes!

Baguettes pas Muji

Dans le même esprit, des cuillers à soupe en inox sont bien utiles. On en a acheté après, ça complète bien les baguettes les jours où t’as envie de dîner des céréales au lait de soja dans ta casserole! (Qui n’a jamais mangé de céréales au dîner, levez le doigt??)

La gourde en alu Décat’

Bon, c’est classique, mais toujours efficace: une bonne vieille gourde. Indispensable dans les pays où l’eau du robinet n’est pas potable. Accompagnée de ces délicieux comprimés de Micropur, vous voilà parés pour éviter les bouteilles en plastique…Ou pas, parce que c’est vraiment pô bon, quand même. En pratique, depuis le départ, on alterne, en privilégiant le plus possible le « refill » de gourde (remplissage de bouteille à partir de fontaines d’eau purifiée pour moins cher que gratuit).

Gourde alu

Le sachet Ziploc

Plus original, mais tout aussi utile, le sachet congélation est un accessoire indispensable à celui qui veut se prémunir…de nos amies les bêtes! Quand tu as un reste de nourriture dans ton sac, ami routard, dans ton sac Ziploc le mettre tu dois! Efficace contre les attaques de singes à Bornéo ou à Bali, les descentes  de chiens aux Philippines et surtout, un peu partout, les attaques de ces immondes insectes kafkaiens, j’ai nommés les cafards!!!

Ziploc multi-fonction

En plus, ils servent de housse imperméable pour tout…très pratique en cas de fête de l’eau en Thailande ou au Laos!

Mon Kobo

Ca, c’est une vraie trouvaille. Merci Maman Noel! Moi qui suis une liseuse compulsive, ce lecteur de livre numérique m’a tout bonnement sauvé la vie! C’est sûr, j’aurais pu échanger des livres dans les auberges de jeunesse, vous me direz…Je l’ai fait avec quelques uns. Mais la plupart sont en anglais, hé oui! Et mon niveau d’angliche ne me permet pas de lire sans recourir à un dico 5 fois par phrase, c’est fatigant.

Par ailleurs, mon cher Kobo nous a évité de nous trimballer les guides de voyage! On a pu télécharger les guides sur internet: le Lonely fait ça très bien, tu peux même choisir les chapitres que tu veux. Le Routard ne s’y est pas encore mis, faudrait ptet qu’ils y songent…

Kobo

Les points négatifs, quand même:

– le prix des livres récents (aussi chers que les « gros » livres, difficile d’en trouver au prix des poches!), mais du coup, je lis des classiques qui sont gratuits!

– l’impossibilité de zoomer certains livres, genre le « guide de conversation du Japonais »…je me suis ruinée les yeux à déchiffrer les kanjis!! Idem pour les cartes, il faut en avoir une à coté. Pas glop.

– le don et l’échange impossible…à moins de prêter ton Kobo! pas terrible pour le coté communauté-solidarité-partage avec tes amis.

Notre jeu de cartes siciliennes

Parce que 9 mois de voyage, ça fait un paquet de moments où t’as rien à faire, soyons francs. Alors, s’ennuyer, c’est bien, c’est constructif. Méditer aussi. Mais jouer un peu parfois, ça a du bon! Et jouer à la « briscola » sur un banc en attendant ton bus au Sri Lanka, c’est pittoresque.

Cartes de Briscola

L’avantage: ça permet de faire de droles de rencontres quand les gens les reconnaissent…ou pas!

Pour plus d’infos détaillées et exhaustives des listes de sac-à-dos:

Quelques mois autour du monde

Edge of empires

Roundtrip

On sait jamais, si ça donne des idées de liberté à certains ou certaines…

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