« Transfert » (haha!) du blog de Loosequeen

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Pèlerinage pmesque.

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Le clou d’Eugénie

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Voilà, nous sommes de retour. Encore un peu là-bas, pas tout à fait ici, je visionne les photos de ces endroits inédits qui ont été un peu « chez nous » pendant quelques temps. Certains moments me reviennent particulièrement en mémoire. Des rencontres, des sourires, des découvertes.

Parmi elles, on l’aura compris, les médecines ancestrales, à Bali, au Sri Lanka, en Corée, m’ont une fois de plus interpellée. Chaque fois, j’essayais d’y voir les applications possibles en obstétrique. J’ai trouvé quelques petites merveilles.

Le Clou de Girofle

Nous avons vu des girofliers en Indonésie et au Sri Lanka, mais ils poussent aussi en Inde, au Pakistan et à Madagascar. Souvent associé aux algies dentaires, le clou de girofle n’est pas particulièrement apprécié dans nos contrées. Pourtant, son nom latin, Eugenia caryophyllus fait allusion à Sainte Eugénie, une des patronnes des sages femmes (1). (« Eu-génie » signifiant « bien née », on reste dans la thématique). Et, ce qu’on appelle « clou de girofle », c’est le bouton floral non éclos du giroflier; raison pour laquelle il est dit qu’il symbolise la naissance et l’être en devenirPeut-être vaut-il le coup qu’on s’y attarde un peu….

Clou de Girofle

Clou de Girofle (Photo credit: JuanChristophe)

L’huile essentielle de clous de girofle accompagne merveilleusement bien l’accouchement. En effet, en plus d’avoir une forte action antalgique et anesthésiante, comme nous le confirmeront nos amis dentistes, cette huile essentielle favorise les contractions utérines. On comprend pourquoi il s’agit de la bannir pendant la grossesse, en dehors du 9ème mois. En association avec l’huile essentielle de Palmarosa, elles forment par contre un duo incontournable des salles d’accouchement.

Ses propriétés sont impressionnantes:

Anti-bactérien à large spectre, Anti-viral, Anti-fongique, Anti-parasitaire, Antiseptique, Neurostimulant, Utérotonique, Hypertenseur, Cautérisant cutanée et pulpaire, Anesthésiant, Stimulant immunitaire, Stomachique ( facilite la digestion) et carminatif (favorise l’expulsion des gaz).

(Toutes ces propriétés sont de plus en plus éprouvées par des études scientifiques. Pour les curieux, Pubmed, site qui recense le plupart des études médicales publiées, c’est par là.)

Ainsi, on retrouve souvent la présence de clou de girofle dans des recettes traditionnelles de sages-femmes, en Asie du sud-est, en Inde et au Sri Lanka et en Chine également. Très énergétique, il fait partie de la pharmacopée des médecines ayurvédique et traditionnelle chinoise. En MTC, il s’appelle  ding xiang; il est associé aux méridiens de l’Estomac, de la Rate et du Rein. (Chinesemedecinewiki). On l’utilise pour traiter les déficits en énergie yang, notamment les Vides de Yang de Rate, pour « chauffer le réchauffeur moyen », c’est-à-dire pour apporter du yang, de la chaleur, dans la partie médiane du corps. Plante très active et très réchauffante, donc, on évite de l’utiliser si la personne a déjà beaucoup de Feu. C’est le cas des personnes avec un déséquilibre Pitta, en médecine ayurvédique. (Faire le test des doshas.)

Ding Xiang: Giroflier tel qu’il est utilisé en médecine traditionnelle chinoise. (tcm.health-info.org)

Intuitivement, je l’associais souvent à la cannelle et j’ai eu la surprise de découvrir que les deux possédait une forte teneur en eugénol (70 à 85%) qui leur confère une très forte note aromatique et des propriétés similaires…Mais…

(…) contrairement à la Cannelle de nature yang (masculine), la Girofle est de nature Yin (féminine) et sera privilégiée dans les périodes de grands bouleversements féminins, accouchements, ménopause… Blog

C’est pas beau, ça?

Quelques exemples d’utilisations du Clou de Girofle en obstétrique:

HE= huile essentielle

HV= huile végétale (toujours privilégier une huile 1ère pression, extraite à froid et bio de préférence)

Pour favoriser le déclenchement des contractions en cas de grossesse prolongée (soit à partir de 41 semaines d’aménorrhée) ou renforcer les contractions pendant le travail, d’après le Dr D. Baudoux:

HE Thym à saturoïdes : 0.5 ml

HE Clou de girofle : 1 ml

HE Palmarosa : 2 ml

HE Néroli : 0.5 ml

HV Noisette : complément à 15 ml

Grossesse prolongée: 6 à 8 gouttes dans le bas du dos (région sacrée) 3 fois par jour et 3 gouttes matin et soir en sublingual jusqu’au déclenchement des contractions.

Renforcement des contractions pendant le travail : 6 à 8 gouttes dans le bas du dos (région sacrée) toutes les 30 minutes jusqu’à délivrance.

En version plus simple, sans le Néroli ni le Thym:

HE Palmarosa 9 ml

HE Clou de girofle 1 ml

HV Noisette ou Sésame  10 ml

– pendant la période de travail en vue de l’accélérer : 10 gouttes au niveau du sacrum en massage toutes les 10 à 15 minutes

– pour essayer de déclencher les contractions au terme de la grossesse : 15 gouttes au niveau du sacrum trois fois par jour

Je me rappelle aussi cette femme, d’origine marocaine, qui m’a raconté comment sa grand-mère sage-femme préparait la fin de la grossesse de ses patientes: elle faisait macérer « une poignée » de clous de girofle dans une bouteille d’huile d’argan et en massait les dos des femmes en fin de grossesse et pendant le travail. « Comme ça », m’a-t-elle dit, confiante, « pas de douleur ». Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de lui demander son témoignage après son accouchement à elle…

Le massage du périnée, effectué dès 34-35 semaines d’aménorrhée, peut être fait avec une formule maison:

HE Mandarine jaune : 0.3 ml

HE Clou de girofle : 0.3 ml

HE Lavande fine : 0.5 ml

HE Estragon : 1 ml

HE Camomille romaine : 1 ml

HV Millepertuis : complément à 30 ml (très forte action cicatrisante du millepertuis, mais elle peut être remplacée par de l’huile d’amande douce bio)

4 à 5 gouttes , localement sur le périnée 2 à 3 fois par jour, dès la 36ème semaine.

Un guide de massage du périnée de Weleda en format PDF, c’est par là. Mais pas besoin d’avoir LEUR huile de massage du périnée…

Traditionnellement, dans l’archipel indonésien des Moluques, on plante un giroflier à chaque naissance; la bonne croissance de l’arbre est signe de bon augure pour l’enfant.

Enfin, pour aller plus loin et réfléchir à l’action psychique de ce Clou si puissant, on peut imaginer qu’il favorise également le passage à l’acte en général, qu’il invite à sortir du cercle vicieux de la procrastination.

En femme sage, l’huile essentielle de Girofle développe et améliore la force intérieure et la vision. Elle nous invite à l’action concrète et nous apporte sa force vitale pour nous faire passer à l’acte, nous faire sortir du labyrinthe des peurs et des doutes, nous faire accoucher de nous-même. Blog 

 

Important! Mises en garde:

– L’usage interne de l’huile essentielle de clou de girofle est réservée au thérapeute. En usage externe, elle doit être diluée au maximum à 20% dans une huile végétale. Pour tout usage thérapeutique des huiles essentielles, consultez un médecin, une sage-femme ou un pharmacien formé en aromathérapie.

– Pendant la grossesse, il convient plus que jamais de ne pas pratiquer d’auto-médication, y compris avec des huiles essentielles ou de la phytothérapie, qui, n’en déplaise à certains, peuvent être très actives. Les indications données ici ne dispensent en aucun cas de demander conseil et avis à son consultant (sage-femme, gynécologue ou médecin généraliste).

– En dehors du 9ème mois, l’huile essentielle de clou de girofle est déconseillée aux femmes enceintes; elle l’est aussi pendant l’allaitement au sein et pour les enfants de moins de 6 ans.

(1) Avec Marguerite, Ségolène, Raymond Nonnat, Damien et Liberata selon les sources…

(2) L’eugénol est d’ailleurs le composant responsable des allergies au clou de girofle:

Un composé naturel contenu dans cette huile essentielle peut présenter un risque d’allergie chez certaines personnes sensibles lorsque l’huile essentielle est incorporée dans une composition cosmétique (selon le 7ème Amendement de la Directive Européenne relative aux produits cosmétiques (2003/15/CE)): eugénol.
En règle générale, faites toujours un test d’application de votre préparation, dans le pli du coude, au moins 48h avant de l’utiliser. (Aroma-zone.)

Accoucher à la mode d’Edo

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Il y a des sujets qui reviennent sans que tu l’aies décidé; ou pas vraiment. Je suis tombée hier sur cet article d’Aujourd’hui le Japon: « Les naissances « naturelles » du Docteur Yoshimura« , basé sur le documentaire de France 5, « Naître au Japon ».

 

Vidéo

 

Je t’encourage grandement à regarder cette vidéo de 14 minutes. C’est une première approche du travail du Dr Yoshimura Tadashi, gynécologue japonais de 78 ans, qui accompagnent des femmes enceintes dans sa maison de naissances à Okasaki, dans la banlieue de Nagoya. A la fin de leur grossesse, les femmes viennent habiter dans cette vieille maison et vivent comme à l’époque Edo (1600-1868)…Elles accouchent de façon naturelle.

Mais si tu as vu « Le Premier Cri » (2006) de Gilles de Maistre, ça te rappelle sûrement Yukiko; car c’est dans cette même maison de naissances que se déroule le mini-reportage.

Yukiko accouche près de son mari et sa fille de 3 ans

Enfin, si tu as vu, mais ce serait plus étonnant, Genpin (2010), de Naomi Kawase, rebelote, le reportage se déroule aussi dans cette maison de naissances.

Affiche de Genpin,        Naomi Kawase

 

Bande-annonce de Genpin

 

Naomi Kawase, cette réalisatrice japonaise, a déjà à son actif un documentaire « Naissance et maternité » (2006) et une scène d’accouchement très belle dans « Shara »; une scène auto-biographique comme on peut le voir dans « Naissance et Maternité » où elle filme son propre accouchement.

 

Que peux-t-on en dire de cet endroit? Des tas de choses, bien sûr.

D’abord, ce reportage de France 5 est très incomplet à mon sens. Présenté comme il l’est, il constitue une magnifique occasion de rejeter en bloc les maisons de naissances et l’accompagnement non-hypermédicalisé de la grossesse et l’accouchement et de faire passer les gens qui les défendent pour des illuminés.

 

Le Dr Tadashi Yoshimura, gynécologue japonais de 78 ans, donc, accompagne depuis 45 ans des femmes enceintes pour leur permettre de retrouver « leur capacité à enfanter ». Son postulat est simple: la médicalisation de l’accouchement crée des complications,  alors accouchons de façon la plus naturelle possible, ça ira mieux.  Les femmes savent accoucher. Bon.

 

Bien sûr, c’est très criticable. D’aucuns diront immédiatement que la médicalisation a sauvé et continue aussi de sauver des vies; des vies de femmes, d’enfants. Et ils auraient évidemment raison. Comment ne pas être d’accord avec ça?

D’autres diront que faire couper du bois et priver les femmes d’eau courante et d’électricité, c’est ridicule et archaïque; voire dangereux. Je dis qu’il pousse le bouchon un peu loin avec son « mode de vie à la samouraï« ; mais qu’il faut peut-être regarder un tout petit peu plus loin que le bout de son nez. Bouger pendant la grossesse, c’est possible, si tout va bien. Chez nous, on dit aux femmes de bien se reposer pendant toute la grossesse et surtout, au 9ème mois, de bien bouger, maintenant, faut y aller, ma p’tite dame! Facile, de monter les escaliers 4 à 4 à 38 semaines quand on a été allitée toute la grossesse, non?…

Chez M. Yoshimura, ces femmes sont suivies, examinées (sans toucher vaginal, tout de même, mais rappelons que les anglais n’en font pas non plus et ont des meilleurs chiffres de prématurité qu’en France). Elles ne sont donc, comme dans toute maison de naissances, suivies et accompagnées pour l’accouchement que si tout va bien. Sinon, elles sont réorientées en cours de route. Il a beau paraître illuminé comme ça, il n’est pas fou non plus.

Par ailleurs, leur façon de couper du bois est très intéressante: elles mobilisent leur bassin sans abîmer leur dos, font travailler leur périnée, favorisent des contractions en levant les bras en l’air (cf. le lavage de carreaux par chez nous) et favorisent un bon retour veineux par ces mouvements de flexions. Magnifique, la coupe du bois!! (C’est une idée pour les cours de prépa, non?!)

Coupons du bois!

 

L’idée de vivre en communauté dans le dernier mois de le grossesse est elle aussi très intéressante. C’est une pratique assez fréquente au Japon, de retourner vivre chez sa mère à la fin de sa grossesse.

La première particularité est ce qu’on appelle en japonais le « Satagaeri« , en français, le retour à la maison. Quelques mois avant l’accouchement, il est fréquent que la future maman retourne chez ses parents pour accoucher dans sa ville natale. C’est parce qu’au Japon, traditionnellement, la mère de la future maman s’occupe de sa fille à la fin de sa grossesse et du bébé lors de son arrivée. Article d’une japonaise vivant au Québec sur l’accouchement au Japon – 2006.

 

Quand on voit toutes ces femmes seules, voire très isolées pendant la grossesse, parfois loin d’un quelconque entourage maternel ou féminin, quand on sait que la majorité des japonaises vivent dans des villes de plus d’un million d’habitants, je comprend cette envie. Cuisiner ensemble, vivre ensemble, ça construit, ça soutient.

 

Mais je ne comprend pas le manque de place faite au père…cet homme qui nous répond qu’il ne « peut rien faire pour aider (sa) femme » à part « travailler pour gagner (leur) vie »…J’ai envie de le prendre dans mes bras et de lui faire un gros câlin. Quelle tristesse!! Mais bien sûr qu’il peut « faire des choses » pour aider sa femme!! Je peux lui expliquer, s’il veut!! Et puis parfois être vaut mieux que faire

Alors, M. Yoshimura, s’il-vous-plaît, je sais qu’à votre époque, pourtant un peu plus récent que celle d’Edo, les pères n’avaient pas le droit de rentrer en salle de naissances, et qu’aujourd’hui encore, il n’est pas courant que le père soit là, mais certaines évolutions sont peut-être nécessaires…

(Et parmi ces évolutions,  je ne parle pas de la « perfusion pour accélérer le travail »…on m’aura comprise.)

 

Alors, oui, il va un peu loin, le petit père Yoshimura.

-« On ne devient une vraie femme qu’en accouchant. » Merci bien, je vais pleurer, je reviens.

– « De nos jours, on mange trop et on ne travaille pas assez. » Pour rappel, il est japonais; si eux ne travaillent pas assez, je ne sais pas ce qu’il lui faut…

– « Le monde de l’obstétrique condamne la mort d’une femme ou d’un nouveau-né. Ils ont tort; s’il y a la vie, c’est parce qu’il y a la mort. » Euh… oui. C’est difficile à intégrer sans avoir une vision bouddhiste de la vie. Donner la vie, c’est donner la mort. Le cycle de la vie et de la mort. Certes.

-« Une femme peut ne pas aimer son enfant si elle ne l’a pas senti naître. » j’ai mon avis sur la question, en tant que sage-femme. La phrase est choquante. Mais c’est une question complexe, qui peut apparaître très culpabilisante et qui nécessite un long développement.

 

Mais, si l’on veut bien enlever ses oeillères, il a l’avantage de faire réfléchir, ce cher Yoshimura. A chacune et chacun de se faire son avis.

 

Pour aller plus loin: l’article traduit sur la naissance au Japon, de Wikipedia.

 

 

Les porte-bébés du voyage

Un commentaire

Forcément, même en voyage, je reste une sage-femme. Alors je ne peux pas m’empêcher d’observer les pratiques de maternage dans tous les pays que nous traversons. Un des éléments les plus visibles sur la place publique, c’est le portage des bébés.

La première chose qui m’a frappée, c’est qu’on est vraiment des quiches en France. Bon, ok, ça commence à changer, et la mode bobo-bio du portage en écharpe a apporté beaucoup de bons changements dans cette histoire. Mais il subsiste malheureusement des tas de « kangourous », ces affreux porte-bébés tellement anti-physiologiques. Les seuls que je n’ai JAMAIS vus en 7 mois de voyage. On est forts, quand même.

Stop au Kangourou!!

Petit rappel des principes du portage en bon accord avec la physiologie:

  • Les membres fléchis et regroupés vers le centre du corps
  • Les genoux à la hauteur du nombril
  • Le bassin basculé en avant
  • Le dos est rond
  • Position de la tête dans l’axe de la colonne
  • Tête pas trop penchée en avant, ni en arrière, ni sur le côté
  • Les chevilles ne sont pas en rotation par rapport aux tibias et fémurs
  • Avant 3-4 mois, l’écart des genoux est égal à la largeur du bassin
  • Après 3-4 mois, (quand bébé peut saisir ses pieds tout seul) l’écart des genoux peut être plus large, il peut embrasser le porteur.

En gros, on respecte la position naturelle du bébé, regroupée, en quadri-flexion, la tête dans l’axe de la colonne.

Position naturelle du nouveau-né
Jeportemonbebe.com

Pourquoi?

  • pour respecter le développement psycho-moteur de l’enfant, dont la musculature du dos se développe de façon craniô-caudale (de la tête aux pieds: on tient sa tête avant de marcher)
  • pour sécuriser l’enfant: le contenir est somme toute assez logique après son développement intra-utérin; cela lui permet en plus d’attraper ses mains très facilement et de ne pas lutter avec la pesanteur, d’être donc plus détendu, sécurisé, et de…dormir.
  • pour le porteur, évidemment, la bonne position du bébé permet de porter son bébé longtemps sans dommage.

En France, ça donne ce genre de choses, en sachant qu’on trouve des vidéos d' »apprentissage » par dizaines sur la toile.

Le double-croisé

 

En Thaïlande, au Laos et au Vietnam (et j’en suis sûre, au Cambodge aussi, mais c’est pour le mois prochain), dans toutes les ethnies minoritaires que nous avons vues, les bébés sont tous portés sur le dos, sur le ventre, sur le côté; par leur mère, leur petite sœur, leur grand-mère. Mais bizarrement, les accessoires de portage sont beaucoup plus simples que par chez nous. La plupart du temps, un simple bout de tissu et hop! c’est parti! Pas de noeud compliqué, pas de tissu sergé-croisé-dans-le-sens-des-fibres, pas de cours en 10 volumes pour apprendre à faire le noeud.

Ici, je les ai classés par population rencontrée, mais un classement par type de porte-bébé aurait été une autre solution.

THAI NOIRS

Porte-bébé chez les Thai Noirs au Laos                 Photo Mastacloue

Là, c’est le plus simple de tous les portages: un bout de tissu, le bébé sur la hanche et hop, c’est parti. On a vu ce « porte-bébé » partout en Thaïlande, au Laos et au Vietnam.

HMONG

(et il existe toutes sortes de Hmong: noirs, rouges, fleuris…)

Quand j’ai demandé à ce vieux tailleur qui m’a fabriqué deux porte-bébés hmong comment on le nouait, il m’a dit: « Tu mets le bébé dedans et tu l’attaches. » Certes.

Porte-bébé hmong acheté au Laos
Photo Mastacloue

Ça a l’air facile, effectivement, vu comme ça:

Porte-bébé hmong au Laos
Photo Mastacloue

YAO

Les porte-bébés des ethnies minoritaires que l’on rencontre dans ces pays d’Asie du Sud-Est sont souvent richement brodés et travaillés et les bébés portent une coiffe qui les protègent du vent et des mauvais esprits. Il est intéressant de noter que le Vent est encore une fois une énergie pathogène vue comme très malfaisante.

Porte-bébé Yao

Les porte-bébés sont fabriqués dès le troisième mois de grossesse par les femmes de la famille, souvent la grand-mère maternelle. Au fur et à mesure de la grossesse, elles rajoutent des broderies, des amulettes pour protéger le nouveau-né. On dit qu’à la naissance, le porte-bébé est le « nouveau placenta » du bébé. Le porte-bébé  a déjà toute une histoire émotionnelle, familiale, avant d’accueillir et de protéger le bébé.

DAYAK

Et en Indonésie aussi, le portage est encore beaucoup utilisé. On trouve les Dayaks à Bornéo.

Porte-bébé Dayak

COREE

Bien évidemment, le fameux « podeagi », 포대기 vient de Corée avant d’avoir fait le tour du monde. Après nos bonnes vieilles écharpes-en-sergé-croisé, le podeagi est le porte-bébé le plus tendance de la planète. Suffit de regarder sur un moteur de recherche, c’est effarant…

Podeagi coréen

Sauf que moi, en Corée, j’en ai vu aucun…Elles portent toutes leur bébé, mais dans des porte-bébés hyper high-tech. En langage de « femme-qui-s-y-connait-en-porte-bébé, ça s’appelle un « préformé ».
Ca donne ça:

Podeagi high-tech

Ca donne envie, non??

JAPON

Au Japon, c’est un peu le même combat qu’en Corée: il existe un porte-bébé traditionnel, le « onbuhimo » おんぶ紐 (« onbu » pour les femmes-qui-savent-de-quoi-elles-parlent), mais la plupart des japonaises portent leur bébé avec un préformé type ergo-baby ou Manduca. J’en ai vu certaines avec un « onbu » revisité high-tech:

Onbuhimo moderne

Pour plus d’infos en France:

L’association française de portage des bébés

Portersonbébé, site où les différents types de porte-bébés, notamment asiatiques, sont détaillés.

Papotage autour du portage, un blog bien fait sur les différents types de portage.

Equilibrer les Kapha – 2 – Yoga

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Après avoir fait le test, vous êtes dominé par le dosha Kapha? Il vous faut donc du mouvement! Changer ses habitudes, et surtout s’ac-ti-ver. L’excès Kapha conduit à une certaine indolence. On a l’impression que ne rien faire est ce qu’il y a de mieux. Or, c’est en recommençant à bouger, progressivement, que l’on recouvre le plein d’énergie. Si, si, promis!

Alors une fois motivé, le yoga peut être une très bonne idée. (Qui en aurait douté?) Mais il faut se diriger vers un yoga puissant, qui demande un certain effort.

Rappel: Je suis sage-femme et ne peut m’empêcher de mettre des photos de femmes enceintes…Mais si vous êtes enceinte et débutante en yoga, il est impératif de vérifier auprès de votre sage-femme ou votre médecin que le yoga ne pose pas de problème particulier; par ailleurs, l’idéal est de pratiquer avec un professeur expérimenté en yoga prénatal. Et de ne jamais forcer.

Il est toujours intéressant de commencer par une série de Salutations au Soleil, effectuées rapidement et plusieurs fois pour réchauffer.

Surya Namaskar

Les postures debout

Elles seront très utiles pour apporter de la chaleur aux Kapha, notamment la série des « Guerriers », les Virabhadrasana. Il en existe plusieurs versions, comme souvent.

– Virabhadrasana I

Virabhadrasana I

Virabhadrasana I enceinte

– Virabhadrasana II

Virabhadrasana II

Virabhadrasana II enceinte

– Virabhadrasana III

Virabhadrasana III en couple

– (le Danseur) est une autre posture debout utile aux Kapha

Natarajasana en couple

Natarajasana enceinte, avec aménagement

– la très puissante Chaise, Utkatasana

Utkatasana

Utkatasana enceinte

Les flexions arrière seront très efficaces pour apporter de la chaleur:

– Bhujangasana (le Cobra)

bhujangasana

– Dhanurasana (l’Arc)

Christie Turlington en Dhanurasana

– Ustrasana (le Chameau)

Ustrasana
Flickr

Une autre posture qui va nous réchauffer tout ca, c’est celle du Paon, brillamment interprétée par une yogi octagénaire!

– Mayurasana (le Paon)

Bette Calman, 83 ans, en Mayurasana

Toutes les postures de renforcement seront également intéressantes et vérifiez le vous-même, elles réchauffent sacrément!

Postures de renforcement
Yogamrita

Comme toujours, il n’y a pas que les postures, mais aussi toutes les autres pratiques yogiques:

– Dans les Pranayama (exercices de respiration), on choisira par exemple:

Bhastrika (le Soufflet)

Prendre une assise classique (tailleur, sidhâsana, ardhapadmâsana, padmâsana). Mains sur les genoux en jnana mudrâ (geste de la connaissance et de la sagesse). Dos bien droit.

Expirer en rentrant le ventre

Inspirant en le sortant, le gonflant.

On fait +ou- 40 souffles à la minute   Natayoga.net

Kapala Bhati (le Crâne qui brille) 

En Kapalabhati, le contrôle de l’expiration est essentiel. L’expiration est rapide, vigoureuse, concentrée et précise.  Pendant l’expiration, les muscles abdominaux sont contractés, en les poussant vers l’arrière.

Attention à la posture! La tête et le corps doivent rester en ligne droite. Ne pas voûter le dos, ni pencher la tête en avant.

Les expirations rapides se succèdent en rafales.

A l’inspiration, on relâche les muscles de l’abdomen. L’inspiration est automatique, sans forcer ni accélérer: elle se fait toute seule, naturellement, sans qu’on intervienne pour la modifier.

C’est la grande différence avec Bhastrika (le Soufflet), dans lequel l’inspiration est vigoureuse et rapide.

Au début: faire 1 respiration par seconde. Graduellement, monter jusqu’à deux expirations par seconde.

Un cycle consiste en un nombre déterminé de respirations. On peut pratiquer 1, 3 ou plusieurs cycles de Kapalabhati. Yogamrita

– Pour les mudras (position symbolique des mains), shanti mudra est indiqué pour apaiser Kapha. L’exercice est tentant, très beau. Mais il est dit secret…aussi je vous laisse aller voir si le coeur vous en dit, par ici.

– La relaxation finale ne sera pas trop longue, au risque de ne plus réussir à bouger ensuite!

 

Enfin, Yogamrita nous conseille également:

Notez que les flexions avant (telles que Janu Sirsasana (Tête au genou), Paschimottanasana (Pince), etc.) ont tendance à augmenter fortement le Dosha Kapha. Donc, si l’on est de constitution Kapha, il n’est pas recommandé de les maintenir très longtemps ou de terminer une séance avec elles. Les éviter en cas de tendance dépressive (Kapha).

– Paschimottanasana (Pince) A EVITER

Paschimottanasana

– Janu Sirsasana A EVITER

Janu Sirsasana

 

En résumé, une planche des postures qui conviennent aux Kapha:

 

Postures pour Kapha

Bon yoga!

Equilibrer les Pittâ – 2 – Yoga

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Comme je sais que le yoga vous passionne tous (non?…), voici des pistes pour équilibrer le dosha Pittâ par le yoga.Pour savoir de quel dosha vous êtes, c’est par là.

Mais, que Pittâ soit notre constitution de base ou non, nous pouvons tous souffrir d’un déséquilibre de ce dosha. Lorsque Pittâ est en excès, nous souffrons de symptômes tels qu’inflammation, acidité, irritabilité, colère, soif ou appétit excessif.

Pratiquer le yoga pour apaiser le feu de Pittâ est bien sûr une bien bonne idée. Mais attention, les Pittâ sont ceux qui aiment le plus les approches exigeantes physiquement comme l’ashtanga yoga ou encore le yoga bikram, en salle chauffée. Malheureusement pour eux, ce ne sont pas les types de yoga qui leur conviendront s’ils souhaitent tempérer leurs ardeurs et équilibrer leur dosha.

Le lieu de pratique se doit d’être calme, paisible et plutôt frais. Une musique légère et agréable et de l’encens aux fragrances sucrées et florales seront tout adaptés.

On essaiera de privilégier des postures rafraîchissantes et de ne pas trop tenir les postures exigeantes. La tendance des Pittâ est d’aller vers la compétition et la performance; le genre à se comparer avec les autres pendant les postures, à chercher à pousser la technique au maximum. La bonne attitude serait au contraire de se centrer sur sa propre pratique avec détachement. Tout un art…

Les postures

Note : Durant la pratique, on portera une attention particulière à détendre les parties du corps suivantes, qui auront tendance à se crisper : les yeux, les mâchoires, la nuque, les trapèzes supérieurs.

Rappel: Je suis sage-femme et ne peut m’empêcher de mettre des photos de femmes enceintes…Mais si vous êtes enceinte et débutante en yoga, il est impératif de vérifier auprès de votre sage-femme ou votre médecin que le yoga ne pose pas de problème particulier; par ailleurs, l’idéal est de pratiquer avec un professeur expérimenté en yoga prénatal. Et de ne jamais forcer.

Les torsions vertébrales, particulièrement les torsions assises car elles aident à faire descendre l’excès de chaleur, seront excellentes pour Pittâ. Les torsions nettoient le foie et la vésicule biliaire, massent les organes et dégagent ainsi les tensions logées au milieu et dans le haut de l’abdomen, siège de Pittâ.

Ardha matsyendrasana
nbu.bg

la demi posture du roi poisson (ardha matsyendrasana)

Les flexions avant sont parfaites pour Pittâ : rafraîchissantes et calmantes, elles favorisent la détente du système nerveux et réduisent le stress.

étirement de l’ouest (paschimottanasana),déjà vue .

Paschimottasana
Flickr

– flexions avant debout (uttanasana),

Uttanasana

Uttanasana en post-natal!

– l’enfant (balasana), toujours bénéfique

Balasana enceinte

– et le grand écart au sol (upavistha konasana), pour les joueurs.

Upavistha konasana

Les extensions ou « flexions arrière » seront utiles pour étirer et dégager les tensions du haut de l’abdomen : cela sera bénéfique puisque l’estomac et le foie sont le siège de Pittâ, avec l’intestin grêle. On choisira cependant des inversions douces à modérées, afin d’éviter de stimuler le système nerveux sympathique et de produire de la chaleur.

le poisson (matsyasana),

Matsyasana
yoga.org

Matsyasana enceinte
Blog Sunroseyoga

– le cobra (bhujangasana).

Bhujangasana, le cobra

Les postures debout sont excellentes pour canaliser et évacuer l’excès de feu, si on les fait suivre d’une période de repos, afin de rafraîchir l’organisme par la suite. On demeure ainsi dans une attitude de douceur, de plaisir, d’anti-performance.

Le triangle (trikonasana), étire les méridiens du foie et de la vésicule biliaire

Trikonasana
Essential yoga for men (mmm)

Trikonasana enceinte
Koreayoga.info

-le guerrier 1 (virabhadrasana 1), étire tout l’abdomen et les psoas (méridien de l’estomac)

Virabhadrasana 1

– la demi-lune (ardha chandrasana) procure souplesse à l’intérieur des jambes (méridien du foie) et stabilité.

Ardha chandrasana

– La salutation à la lune (chandra namaskar), exécutée lentement et avec une respiration lente et profonde, sera elle aussi bénéfique pour calmer Pittâ.

Elle se trouve. (yogamrita)

Du côté des inversions, deux postures sont excellentes puisque ce sont des postures rafraîchissantes et, ce qui ne gâche rien, qui représentent un certain défi physique, ce qui plaira à Pittâ.

– l’équilibre sur les épaules (sarvangasana)

Sarvangasana

Sarvangasana enceinte
Avec aménagements

– la charrue (halasana)

Halasana
Yogi Arwind

On pourra aussi s’intéresser à un type de yoga très lent, mais ça risque d’être difficile à supporter pour la marmite bouillante de Pittâ:

Le yin yoga, tout en lenteur, avec ses postures restauratrices au fort potentiel contemplatif, sera efficace pour modérer et apaiser les excès de ce dosha, mais il sera parfois très difficile pour quelqu’un de type pitta de pratiquer de cette manière : ce type de yoga est pratiquement en opposition avec son énergie naturelle et il pourra se sentir fortement en réaction. Ce n’est pas dépourvu d’intérêt, mais il vaut mieux en être conscient.

Merci au site Projet en vie.

Du côté des autres pratiques yogiques (eh oui, il n’y a pas que les postures!), on pourra effectuer:

– Pour les pranayamas (exercices de respiration), il est recommandé d’accentuer une expiration lente et profonde, dans le but d’évacuer l’énergie en trop et de libérer les émotions comme la colère et l’impatience, auxquelles nous sommes sujets quand pitta est en excès.

Pitta se comportant comme les éléments « eau » et « feu », on équilibrera les principes lunaires et solaires avec la respiration narines alternées, nadi shodana. Projet en vie

Pour les Mudras (positions symboliques des mains),Yoni mudra sera excellent pour ramener Pittâ à la source, « à l’essentiel » et à la douceur, à faire 5 minutes par jour. Il consiste à se « couper » les organes des sens pour se recentrer.

Yoni mudra

Enfin, parfaite pour les gens pressés (!), une courte séance de 15 minutes environ, parfaitement adaptée aux Pittâ, se trouve ici:

Séance de yoga pour apaiser Pittâ. (Yogamrita)

Bon yoga!

Equilibrer les Vata -2- Yoga

Un commentaire

Ça y est, on commence à saisir qui sont les Vata. Pour aller un peu plus loin et pour ceux que le yoga intéresse, j’ai compilé plusieurs articles sur une pratique du yoga visant à équilibrer spécifiquement le dosha Vata.

Je n’ai pas pu m’empêcher de glisser des photos des postures réalisées par des femmes enceintes, mais évidemment, le yoga ne s’improvise pas pendant la grossesse. Donc, si vous n’êtes pas déjà une yogi avertie, pratiquez avec un professeur et toujours après avis de votre sage-femme ou votre médecin.

 

Pour commencer, on préfèrera le Hatha Yoga, où les postures (asanas) sont tenues longtemps, pour pouvoir se concentrer sur l’ancrage dans le sol. Cela tombe assez bien, puisque c’est le yoga le plus enseigné en France. Ici, l’annuaire de la Fédération Française de Hatha Yoga.

Les étirements seront à privilégier puisque les types Vata développent facilement des raideurs. On privilégiera les étirements dans les postures au sol assises et couchées, toujours dans l’intention de favoriser la sensation d’enracinement.

Exemples de postures d’étirement :

– posture de la tête au genou (janu sirshasana),

Janu Sirsasana

Janu Sirsasana enceinte

– posture du sage Marichi (marichyasana),

Marichyasana 3 (une variante)

– torsion assise jambes croisées (Parivrtta siddhasana)

Parivrtta siddhasana assis

– étirement de la jambe en position allongée sur le dos (supta padangusthasana).

Supta padangusthasana
Blog Rachel et Yoga

Posture magnifique enceinte, pour éviter ou soulager une sciatalgie, et même en post-natal. (Attention tout de même de ne pas contracter les grands droits).

En « post-natal »
Galerie Flickr de whatnot

– La salutation au soleil (Surya Namaskar) exécutée lentement, sera aussi excellente pour délier les raideurs propres à Vata.

Ici, un diaporama des postures de la salutation au soleil:

Salutation au soleil
Site Yogamrita

On ne négligera pas en même temps de travailler la force, dans l’optique d’augmenter la masse musculaire. On cherchera aussi à générer de la chaleur, particulièrement au niveau du système digestif, en renforçant les muscles de la sangle abdominale. Et là, ça se corse, préparez vos mouchoirs!

– bateau (navasana),

Navasana
Ashtanganews.com

– étirement de l’est ou « plan incliné » (purvottanasana),

Purvottanasana
Yoga.xr

Purvottanasana enceinte
Uechi

– posture du bâton sur quatre appuis (chaturanga dandasana).

Chaturanga dandasana
Intricacies of yoga

Variante de chaturanga dandasana enceinte
Yoga about.com

Et puis, à cause de la propension à développer de la nervosité et de l’anxiété quand Vata se trouve en excès, le système nerveux sympathique a besoin d’être détendu : les flexions avant sont les reines en ce domaine.

– étirement de l’ouest (paschimottanasana),

Pashimottanasana
Prettymomguide.com

– Et bien sûr la magnifique posture de l’enfant (balasana).

Balasana version junior
Twistedwarrior.com

Les inversions sont aussi de bonnes postures pour les Vata. Attention, elles nécessite un peu de pratique. Je vous mets une photo de Shirshasana avec une femme enceinte, parce que je la trouve magnifique, mais il n’est pas du tout recommandé de pratiquer cette posture sans être une yogi avertie!! (risque de chute, hypertension,…)

équilibre sur la tête (sirshasana), posture réchauffante

Shirshasana
Galerie flickr Tavisor

Shishasana enceinte
Teenyogini

– équilibre sur les épaules (sarvangasana)

Sarvangasana

Sarvangasana enceinte
Ashtanganews.com

– inversion supportée (viparita karani asana).

Viparita karani asana
Herbalcureindia.com

Viparita karani asana enceinte
Nadababa.com

Par contre, les extensions, ou flexions arrières, seront à utiliser avec modération puisqu’elles ont tendances à stimuler le système nerveux sympathique : on privilégiera les extensions passives, supportées par des accessoires, pour leur aspect relaxant et calmant au niveau émotif. Par exemple:

– posture de repos avec extension du dos supportée (salamba supta baddha konasana) par traversin(s), bloc(s) ou couverture(s).

Suppta Baddha Konasana

Supta Baddha Konasana enceinte
BKheathyoga

Ces postures ouvrent le coeur et contribuent à détendre les tensions dans les épaules et le cou.

Et evidemment, la relaxation est essentielle dans toute pratique visant à régulariser Vata :il faut aller vers l’immobilité, réduire le mouvement. La posture du cadavre (mmm, ça donne envie, non?) (shavasana) devrait être exécutée au minimum 10 minutes par jour. Ceci dit, cette posture n’est pas si facile qu’il y paraît et on peut plier les jambes pour atténuer la lordose (cambrure) si c’est plus confortable, surtout pendant la grossesse.

Shavasana

Mais le yoga ne se limite pas aux postures ! Voici d’autres pratiques yogiques pouvant être judicieuses pour apaiser les excèsVata.

–  les exercices de respiration (pranayamas) simples, lents et profonds, comme la respiration yogique complète avec ujjayi pranayama.

– les mudras (mouvement symbolique des mains)qui harmonisent les hémisphères, par exemple bhairava mudra, pourront être utilisés, ou encore shanmukhi mudra, qui a pour fonction de couper les stimuli (oreilles, yeux, nez, bouche) pour ramener les sens vers l’intérieur et ainsi atténuer la sensation d’être dispersé.

– on utilisera moola bandha pour se réchauffer et s’ancrer. Les bandhas sont des contractions de groupes musculaires et le moola bandha tombe à pic pour la grossesse et après: il s’agit de la contraction des muscles du périnée.

Voilà, voilà…Ca fait bien du travail, tout ça! Mais chacun peut y piocher ce qu’il préfère. Une salutation au soleil tous les matins ou tous les soirs peut être un bon rituel à instaurer pour les gens Vata. Sinon, j’ai trouvé un lien pour une séance complète de yoga, avec différents niveaux de complexité, pour équilibrer Vata: l’idéal!

Séance de yoga pour Vata

Pour l’alimentation, suite au prochain épisode…

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