Les petits pois de Kusama

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Si tu veux rendre heureuse une japonaise ou une coréenne, tu lui offres un sac Vuitton. Mais attention, comme elles en ont (presque) toutes un, fais gaffe de ne pas lui prendre le même.

Si tu veux rendre hystérique une japonaise ou une coréenne (la même ou une autre, hein), tu lui offres un sac Vuitton de la série Kusama. Par contre, après, assume, elle risque de te demander en mariage.

C’est un fait avéré, Louis Vuitton vend plus en Asie qu’en France et pour situer les choses, en 2003, 44% des japonaises auraient un sac Vuitton chez elles contre 2% des françaises (1). Alors aujourd’hui,…

L’aboutissement d’une belle stratégie de la marque, quand on voit que certaines coréennes sont en jogging avec des baskets fluos, mais…avec un LV au bras, trop la classe. Mais bon, elles ne partent quasiment pas en vacances, ont des apparts minuscules et des placards de souris, alors elles peuvent bien s’offrir un sac (ou deux) qui coûtent un bras. Mais, comme ces femmes mettent un (ou deux) SMIC dans un sac, il faut qu’il ne soit pas démodé avant la fin de la saison; c’est pour ça, entre autres, que les modèles varient assez peu dans cette marque. Le monogramme marron et camel (trop moche, d’après moi) est donc partout.

Enfin, était partout, jusqu’à cet été. LV a mis en vente une ligne créee par une artiste japonaise passionnante, Yayoi Kusama. Tu as peut-être vu la rétrospective à Pompidou, petit veinard(e). Elle était en partie financée par Vuitton. Eh oui.

Les boutiques sont devenues pour un temps de vraies oeuvres d’art et même moi qui n’aime pas particulièrement cette marque, j’avoue que j’ai été bluffée par les devantures.

Immeuble du magasin Vuitton à New York

Ces pois partout m’ont hypnotisée. Je me suis donc renseignée que cette artiste. Verdict: j’adore.

Portrait de Yayoi Kusama

Alors, qui est Yayoi Kusama 草間彌生?  Une artiste japonaise née en 1929 obsédée par les pois. Ils illustrent ses hallucinations, qu’elle a commencé à avoir toute petite. Emigrée aux Etats-Unis en 1957, elle commence à produire diverses oeuvres: sculptures, livres, peintures, happenings où elle se met en scène …Ses marques de fabrique:

– les pois, qui au-delà de ses hallucinations, symbolisent le yin et le yang:

Selon elle, ses pois ont la forme du soleil, et symbolisent toutes les énergies du monde, chaque manifestation de vie. Mais ils ont aussi la forme de la lune, qui est l’envers calme de cette énergie. Ronds, doux, colorés, dépourvus de signification et de conscience: les pois sont la métaphore du mouvement, ainsi qu’une voie vers l’Infini.  Manucurist.com

Elle a cette phrase qui me plaît:

 « Ma vie est un pois perdu parmi des milliers d’autres pois… »

– les miroirs, pour rappeler l’infini, signifier la perte de repères,

Pièce à miroirs de Kusama; les pois, à l’infini

– les « macaronis », symboles de notre société de consommation, évocateurs de l’univers féminin.

– les phallus, symboles masculins qu’elle combat.

Depuis 1977, Kusama vit à sa propre demande dans un hôpital psychiatrique à Tokyo. Elle dispose d’un atelier en plus de sa chambre au sein de l’hôpital. Son « studio », lieu de travail de son équipe, est situé de l’autre côté de la rue. Ses symptômes sont la cause majeure de l’absence de reconnaissance de son travail au Japon, et de fait, la raison première de son départ aux Etats-Unis. Wikipedia

Son site officiel est là.

Certaines oeuvres sont touchantes; j’aime particulièrement la « citrouille » exposée sur l’île de Naoshima (un des lieux de ma « bucket list« ), une île japonaise consacrée à l’art contemporain.

Pumpkin de Kusama à Naoshima

Les japonaises ont donc rempli les boutiques Vuitton encore plus que d’habitude et les pois sont (re) devenus hyper tendance-trop-fashion. Et comme c’est le Japon, on peut trouver ça:

Manucure Kusama

Mais dis donc, y’en a un qui va revenir sur le devant de la scène, alors?? Faut peut-être qu’on arrête d’aller dans ces boutiques japonaises de rétro-game où tu peux trouver toutes les consoles de jeu et tous les jeux qui t’ont empêché de faire tes devoirs il y a ….quelques années. Ceci dit, Toad est un exemple parfait de pois hallucinatoires (champignon, tout ça…), mais je n’avais jamais pensé à y voir son côté yin et yang!

Toad le champi de Nintendo

Et sinon dis donc bis, ça, ça ferait pas de très beaux Furoshiki??

Etoles Vuitton-Kusama

Smartphone addict

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Revenus au Japon sur un malentendu (oui, j’aime ma vie), le contraste du métro coréen avec le japonais est troublant. Y’a pas à dire, les coréens sont complètement branchés sur leurs smartphones!! Je me suis dit qu’il devait exister une addiction au smartphone; j’ai cherché, j’ai trouvé.

Addiction au smartphone

La traduction de l’auto-diagnostic pour savoir si tu es addict au smartphone, le voili voilou:

– Je me sens nerveux et anxieux sans mon smartphone

– Je me fais gronder parce que j’utilise trop mon smartphone

– Je trouve les smartphones plus amusant que ma famille ou mes amis (!!!)

– J’essaie de réduire le temps que je passe sur mon smartphone, mais je n’y arrive pas

– Quand je n’ai pas mon smartphone, j’ai l’impression que le monde s’écroule

– Je ne pourrais pas supporter de vivre sans mon smartphone

– Il arrive que mon smartphone m’empêche de travailler ou d’étudier

– A cause de mon usage intensif de smartphone, mes performances a travail ou à l’école ont diminué.

Certes, mais je ne sais quelle est leur définition du « smartphone addict » dans ces sondages et à partir de quel stade de l’auto-questionnaire doit-on se considérer comme « atteint »?? Alors j’ai continué à chercher, du côté du « Korea Internet Addiction Center, qui semble recevoir de plus en plus de patients atteints d’addiction spécifiquement tournée vers le smartphone.

« I get about 40 phone calls or visits a day, and there’s been a notable increase in smartphone and SNS [social networking services]-related cases », said Lee Seung hee, a consultant at the center.
Han Cinema

Les chercheurs de ce centre dédié à l’addiction à internet paraissent assez déroutés et mal à l’aise face à cette nouvelle addiction.L’usage des smartphones en Corée du Sud daterait d’environ 2010, année au cours de laquelle sont apparus de nombreux forfaits internet illimités sur les smartphones…pourquoi se priver, donc?

Mais c’est une continuité de la déjà célèbre addiction à internet en Corée du Sud. Premier pays à avoir organiser un symposium sur le sujet, premier pays en terme de téléchargements, premier pays à avoir créer le championnat du monde jeux vidéos…bref, les coréens connaissent déjà bien le problème. Alors, avec le smartphone, encore plus facile de devenir addict. Notamment pour les jeunes: comment un parent peut-il controler le temps que son enfant passe sur son smartphone? Le « contrôle parental » est beaucoup plus difficile dans ce cas.

Addiction aux réseaux sociaux

L’analyse des chercheurs est intéressante: contrairement à l’addiction à internet qui représentait plutôt la recherche d’une autre réalité, celle des smartphones correspond pour beaucoup (77% dans le sondage ci-dessus) à une addiction aux réseaux sociaux. Là, on apprend rien: il existe chez ces personnes une attente compulsive d’un retour sur ce qu’ils ont posté. Il est dit aussi que les relations virtuelles avec ses « amis » de réseaux sociaux sont très idéalisées et que la plupart des commentaires et retours en question sont des compliments; ce qui entretient la spirale et continue perpétuellement à flatter l’égo. C’est sur qu’on commente rarement « Trop moche ta coupe de cheveux! » ou « Ouais, ça a l’air pourri, tes vacances! »

Les personnes fragiles ayant peu de contact avec le « vrai monde réel » seraient les plus touchées par cette addiction.

Le « Korea Internet Addiction Center » recommande donc quelques solutions pour se sortir de là:

– supprimer les applications inutiles ou non utilisées

– s’obliger (sic) à avoir au moins une relation « en face à face » avec un être humain une fois par jour (ça sous-entend que certains ne le font pas??)

– se faire aider de professionnels.

 

Et en effet, le centre en question a trouvé d’autres solutions plus…radicales?

– le Boot Camp: envoie ton gamin en camp de redressement pour qu’ il « sache ce qu’est la vie sans internet » dixit un éducateur du camp en question; ici, un article du New York Times de 2007 à ce sujet.

Boot Camp

– L’animal de compagnie: pour apprendre à interagir avec de vrais êtres vivants (sic), le « Korea internet Addiction Center » a mis en place un programme dans lequel ils donnent un chat ou un chien (ils précisent qu’ils peuvent aussi donner un lapin ou un hamster, ainsi que 200 000 won pour les vaccinations et la nourriture!!) à ses patients…Un article de Korea Times là-dessus.

Le chien vaut mieux que ton smartphone, fillette

 

Bien, bien…sinon, lire, méditer, au moins, ça n’entretient pas l’égo.

 

 

Pour aller plus loin:

L’hygiène du smartphone…un autre sujet intéressant…

Net addiction center

Korea Internet addiction Center 

– Un article de Huffington Post de 2010

 

 

 

Petit mode d’emploi coréen

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Ca y est, nous voilà partis de Corée du Sud où nous avons passé un mois…C’était chouette! Je suis contente d’avoir découvert ce pays et de l’avoir fait après le Japon. Pour résumer, sans vouloir être grossière, pour moi, la Corée du Sud, c’est le Japon en plus « détendu du string. »

Je veux dire par là que les rapports entre les gens sont moins codifiés. Le contact physique est plus facile…hop, hop, hop, pas d’idée farfelue! C’est juste qu’en Corée, dès le premier jour, il s’est passé des choses impensables au Japon:

– quinze mille personnes (à la louche) nous ont bousculé sans s’excuser

– mon Chéri s’est vu tapoter l’épaule au restau : »c’est bien mon petit, mange », par une ajumma

– dans le métro, une femme a pressé ma cuisse (la cuiiisse!!): elle voulait se lever pour nous permettre d’être à côté tous les deux avec mon petit mari…

Drapeau coréen humain

 

Mais bien sûr, le savoir-vivre coréen est tout de même bien codifié. Et au fur et à mesure, j’ai compris un peu plus les codes de conduite. C’est di-ffé-rent. Par exemple:

– Tu manges comme un cochon en France? Viens en Corée, t’auras la belle vie. Ici, ce n’est pas impoli de faire du bruit (beaucoup de bruit) en mangeant. C’était vrai aussi pour l’aspiration des nouilles au Japon, tout un art.

Acessoire indispensable quand tu aspires tes nouilles bruyamment!
WholeEnchilada

– Tu récupères ta monnaie en vrac sur le comptoir? C’est normal, ici, il faut toujours tendre les deux mains pour offrir ou prendre quelque chose: la monnaie, un billet, une carte de visite (toute une cérémonie, comme au Japon, pour l’échange des dites cartes de visite)

Cartes de visite

 

– Tu te prends des portes dans la tête à tout bout de champ? C’est normaaal, ici, ça ne se fait pas de tenir les portes quand tu ne connais pas la personne qui te suit. Ça permet de tester les réflexes, remarque.

 

– Mais surtout…tu es enrhumé, allergique, ému? Ne te mouche SURTOUT PAS en public, sacrebleu!!! Ou tu encours la honte sur 4 générations! Tu peux et même tu dois renifler, même bruyamment, même lontemps, même au cinéma, même…si ça donne envie à ton voisin de te tuer, mais te moucher, jamais tu ne le feras; et encore moins à table! JAMAIS, tu entends?

La solution, si tu ne souhaites pas pourrir le bon moment qu’est en train de passer ton voisin, c’est de te retirer discrètement aux commodités pour aller te moucher en toute impunité. Ce point-là est tout aussi vrai au Japon.

Campagne de bienséance dans le métro de Tokyo

 

– Par contre, et c’est là qu’il y a un ovaire dans le potage à mon humble avis, l’hemmage n’est pas considéré comme impoli. Ouate? Le raclage de gorge bien grayonnant, si tu préfères. Oui, c’est courant. Non, je ne sais pas ce qu’ils font de tous ces glaviots. Parce qu’une fois le truc « raclé », ils le mettent où?? Ils l’avalent??? Je ne les vois pas cracher, alors j’imagine. Il s’agit surtout des hommes mais on a déjà vu (et entendu) des femmes le faire. Il y a des racleurs professionnels; ceux qui vont chercher leur proie tout au fond, à grand renforts de bruits de muqueuse glaireuse. Au bout d’un mois, j’arrivais à peine à ne plus avoir les tripes qui me remontaient à la gorge en les entendant. Faudrait qu’ils travaillent leur diététique pour éliminer toutes ses glaires-mucosités, moi je dis ça…

Un petit article de vulgarisation médicale sur l’hemmage, ses causes, l’obsession psychiatrique qu’elle peut représenter, c’est . Et bon appétit bien sûr!

 

– Un autre aspect, que nous n’aurons pas eu l’occasion de vérifier, c’est le code de bonne conduite quand tu sors avec tes potes ou tes collègues. Les coréens ne se servent jamais d’alcool tout seul, ils se servent mutuellement. Tout un petit jeu:

Si quelqu’un vous tend son verre vide, vous devez le lui remplir sans discuter, et de la même manière laisser la personne vous remplir le votre qu’il vous faudra boire cul-sec. Rendez ensuite votre verre à la personne qui vous l’a rempli, et versez lui un verre de la même façon. Muskadia.com

Voilà qui promet de bonnes soirée bien arrosées! En plus, les plus jeunes, par respect, servent toujours les aînés et ne doivent jamais laisser le verre d’un aîné vide. Là encore, un superbe exercice de scruter discrètement le verre pour ne pas le remplir quand il est plein mais le faire au moment même où il est vide! Tout un art…

 

Il existe encore tout un tas d’autres règles de bonnes conduites, notamment à table, entre collègues, en famille…Mais ce sont celles qui m’ont le plus marquée.

Sinon, c’est un chouette pays, la Corée du Sud, hein!

 

 

 

Après les Doshas, les Sasang

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Pendant notre voyage sud-coréen, la tentation était trop grande pour moi, nous avons fait une halte à Daegu pour son musée de la médecine traditionnelle coréenne et son marché aux herbes médicinales.
Cela s’annonçait passionnant, mais il eut fallu qu’ils nous traduisent un peu leurs explications. Au total, je suis assez frustrée et je n’ai qu’une envie: y retourner avec un vrai traducteur! Un gentil monsieur du musée a bien essayé de nous expliquer certaines choses, mais entre son (très) mauvais anglais et notre (complète) nullité en coréen, on n’a pas beaucoup avancé…

Mes souvenirs théoriques de MTC (médecine traditionnelle chinoise) ont du mal à émerger de ma mémoire depuis si longtemps en vacances. Mais je pense avoir réussi à établir quelques correspondances entre médecine traditionnelle coréenne et chinoise, en espérant ne pas avoir trop déformé. Le vaillant petit scarabée a bien du travail pour comprendre ces montagnes d’informations précieuses!

Comme on peut l’imaginer, la médecine traditionnelle coréenne s’est développée sous l’influence de la médecine traditionnelle chinoise, mais avec des différences propres à la population coréenne. On en trouve des traces dès 3000 ans avant J.C.

L’aspect qui m’intéresse toujours, ce sont les typologies. En ayurveda, avec les doshas, j’ai apprécié découvrir qu’il n’y en avait que trois! En médecine traditionnelle chinoise, il y en a six. En médecine traditionnelle coréenne, quatre. Les typologies coréennes, dites typologies Sasang (Hangul: 사상의학. Hanja: 四象醫學) ont été décrites très tard,  par Jeema Lee dans son livre « Longevity and Life Preservation in Eastern Medicine » (東醫壽世保元, 동의수세보원) en 1894.

Mais si on remonte aux racines de la médecine occidentale, Hippocrate avait lui-même divisé les être humains en « catégories »au 5ème siècle:

  • le bilieux (chaud et sec), est « enclin à la colère »1.
  • l’atrabilaire (froid et sec), « se dit de celui qu’une bile noire et aduste rend triste et chagrin2. »
  • Le flegmatique (froid et humide), « se dit de l’homme calme et imperturbable, qui garde son sang-froid. » Presque apathique.
  • le sanguin (chaud et humide), « Celui en qui le sang prédomine sur les autres humeurs. Il est d’humeur gaie, parce qu’il est sanguin, d’un tempérament sanguin3. Wikipedia

J’ai toujours été très attirée par cette façon de voir les patientes et leurs équilibres énergétiques, mais je trouve le diagnostic vraiment difficile à faire de cette façon, essentiellement parce que chacun est unique et ne « rentre pas dans une case ». Il faut plusieurs séances pour réussir à cerner, peut-être, la personnalité énergétique de la patiente. Un certain courant d’acupuncteurs chinois s’appuie essentiellement sur ces typologies pour traiter les patients; une fois la typologie déterminée, ils piquent un unique point, du méridien concerné par la typologie. On les appelle les « unicistes« . Pour avoir eu la chance de voir pratiquer un de ces fameux représentants, le procédé est impressionnant…et assez décourageant aussi. Combien de séances avant de trouver LE point qui vous correspond? Et une fois trouvé, ne faut-il pas déjà en faire un autre?
C’est ce qui rend les médecines traditionnelles énergétiques si passionnantes et si complexes aussi: chaque individu recevra un traitement différent de son voisin pour une même pathologie; et le même individu recevra un traitement différent aujourd’hui et dans six mois pour la même pathologie. Parce que la vie change et nous aussi.

Pour revenir à nos amis coréens, j’ai apprécié la façon ludique d’expliquer ce que sont la loi des 5 mouvements, le yin et le yang, les typologies. Si seulement j’avais eu ce genre d’explications lors de mes études d’acupuncture, diable que ça aurait été plus simple!

Yin et yang
Photo Mastacloue

Alors, faisons un petit tour des 4 typologies décrites ici (Nom français, chinois et coréen respectivement):
– « Petit Yang » = Shao Yang = Soyang
– « Petit Yin » = Shao Yin = Soeum
– « Grand Yang » = Tai Yang = Taeyang
– « Grand Yin » = Tai Yin = Taeeum
Par contre,on ne trouve pas de trace des deux autres typologies chinoises: Yang Ming et Jue Yin.

Taeyang, les « grands yang »

Tae Yang
Photo Mastacloue

Ce qui est assez drole pour les Tae Yang, c’est que les textes coréens disent ne pas avoir assez de matériel pour approfondir et bien connaitre cette typologie; tout simplement parce qu’il n’y a pas assez de Tae yang dans la population coréenne!

Son portrait: celui de quelqu’un qui a beaucoup d’énergie dans le haut du corps.

– Grosse tête, cou développé, taille fine, ventre petit, jambes fines, n’aime pas marcher.

Caractère: téméraire, intrigant, l’esprit héroïque. Ils sont décrits comme des êtres exceptionnels, sociables, ambitieux, ont tendance à ignorer les autres et faire selon son bon vouloir.

Aliments à privilégier: les aliments de nature froide, crus, les légumes, les fruits de mer non gras (crevette, huitre, crabe, calamar, seiche, concombre de mer…oui, ben, on est en Corée, hein!); raisin, prunes, nouilles de sarrasin, et…thé aux feuilles de kaki (haha, y’a du défi!)

Au musée, ils nous donnent ces aliments-là: boeuf, pommes, cacahuètes, lait, soja, melon.

Aliments à éviter: logiquement, on évite le yang, donc les aliments de nature chaude comme les épices, et les aliments gras très caloriques (sodas, glaces, fritures…)

Visage Tae yang
Photo Mastacloue


Tae Eum, les « Grands Yin »

Il est dit que la plupart des Coréens seraientde cette typologie.

Tae Eum
Photo Mastacloue

Son portrait: 

– Tête ronde, grans yeux, grandes oreilles, cou fin mais gros ventre. Os solides et une plus forte constitution que dans les 3 autres typologies.

– A bon appétit! Lèvres épaisses, peau épaisse.

Caractère: s’adapte facilement, gros travailleur, endurant, penseur, le Tae Eum a beaucoup de centres d’intérêts différents. Prudent, on peut lui faire confiance; mais il peut aussi être lache, paresseux et avare.

Aliment à privilégier: poisson frais, aliments frais, légumes, boeuf, lait, oeufs de poisson, anguille, morue, algues, noisette, noix, cacahuètes, patate douce, champignon, carottes, haricots, tofu, riz brun

Aliments à éviter: les aliments caloriques…sodas, glaces et les plats préparés, le poulet, les oeufs, le chou et le sucre.

Au musée, ils nous donnent à favoriser: porc, poivrons, haricots, ananas, raisin, cerfeuil.

Visage Tae Eum
Photo Mastacloue

So Yang, les « Petits Yang »

So Yang
Photo Mastacloue

Son portrait:

– Sa constitution ressemble à un triangle inversé: torse et épaules sont bien développées, larges, les hanches sont étroites et la taille fine.

– Tête en triangle inversé aussi: menton pointu et petit, front large; anguleux

– Caractère: créatif, franc, généralement tourné vers les autres et généreux, sauf quand il s’agit de ses proches ou lui-même. A tendance à commencer mais ne pas terminer. Matérialiste et lunatique.

Aliments à favoriser: aliments frais, de nature froide, porc, oeuf, canard, fruits de mer, crevette, crabe (et aussi, raie, limnée, concombre de mer et… »tête de requin »…la Corée, quoi.); pastèque, melon, raisin, fraise, banane, ananas, chou, aubergine, laitue, haricot rouge, sésame, sarrasin

Aliments à éviter: les aliments de nature chaude et caloriques, les plats préparés, poulet, boeuf ou lait, miel, cacahuètes, gingembre, ginseng, oignions verts, épices

Le musée nous donne: pêche, maïs, nori, noix, poulet, carotte

So Yang
Photo Mastacloue

So Eum, les « Petits Yin »

So Eum
Photo Mastacloue

Son portrait:

– Le So Eum est de petite consitution, il est plutot maigrichon et petit, les hanches sont larges et le torse petit et long. Il a peu d’appétit et une mauvaise digestion.

– Tête petite et soignée.

– Caractère: sérieux, se comporte bien, soigné et bien organisé. On aura compris qu’il préfère travailler à l’intérieur, au calme et dans le silence. Mais il peut être égoiste, jaloux et envieux.

Aliments à favoriser: poulet, agneau, gibier, poissons forts (anchois, poisson-ballon, poisson-castor, vivaneau et lieu jaune…on notera que « pollack », c’est le lieu jaune…), pommes, oranges, épinards, tomates, persil, chou, ail, gingembre, piment rouge, curry, thé au gingembre, au ginseng ou au citron, cannelle.

Aliments à éviter: les alimenst froids et caloriques, sarrasin, chou, boeuf, lait, poire, pastèque, concombre, fruits crus, noisettes

Le musée nous donne: porc, pastèque, potiron, cornichon, marrons, seiche

So Eum
Photo Mastacloue

Pour aller plus loin…
Sources:

Etudes scientifiques: http://www.hindawi.com/journals/ecam/2011/794795/

Malheureusement, aucun « questionnaire » pour déterminer sa typologie sasang…enfin si, en coréen! Des volontaires pour traduire??

En résumé, un petit tableau des 4 typologies Sa-sang:

Tableau récapitulatif des typologies Sasang

Et pour jouer, je vous laisse deviner qui est qui:

Typologies sasang

Typologies Sa sang, homme et femme
ask.nate.com

Ajumma, la terreur coréenne

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Pour bien comprendre de quoi je cause, plantons le décor. Tu es en voyage en Corée du Sud. Tu te balades nonchalamment sous un doux soleil d’octobre. Tu prends tranquillement le métro pour changer de quartier, la brise est douce, quoiqu’un peu fraîche. Et là, une tornade te sort de ta torpeur: un petit machin bariolé te bouscule en courant, suivi d’un groupe de petits machins bariolés. Là, pas d’autres solutions, devant la violence de l’attaque, tu capitules, tu bats en retraite, tu cèdes la seule place assise dans la rame. Sinon? Tu en viendras à souhaiter disparaître devant de si grands cris repris en coeur par tout le troupeau.  Tu viens de te frotter à l’ « Ajumma ».

Wanted

Ajumma, 아줌마 , en coréen, cela correspondait, « à l’époque », à une femme mariée avec des enfants; aujourd’hui, on peut davantage le traduire par « femme d’age mur ». C’est tout, penses-tu? Malheureux, ce terme représente beaucoup plus que ça. C’est toute une culture, un comportement, un art de vivre! Tu ne saisis toujours pas de quoi je veux parler? Ok, soyons plus clair, dressons le portrait de l' »Ajumma »:

– femme coréenne de 50-60 ans.

– cheveux courts noirs, permanentés.

– visière anti-UV géante.

– look n.1: attirail de randonneuse de compèt’: veste de rando fluo, pantalon de rando, chaussures de rando d’un autre fluo, bâton de rando (parfois un dans chaque main) et sac à dos de rando, encore d’une autre couleur fluo.

(pour info, le look rando est très populaire en Corée et n’est pas du tout considéré comme ringard…les couleurs bariolées, si, par contre)

– look n.2: top en zèbre, pantalon large à fleurs ou l’inverse; variations infinies avec les carreaux, les petits pois, les rayures et l’imprimé panthère.

Ajumma Seoul Style

Mais le must de l' »Ajimma attitude », c’est la façon qu’elle a de régner en maître(sse) dans l’espace public.

– Elle bouscule dans le métro dès qu’elle voit une place et malheur à celui qui aura la mauvaise idée de lui voler sa place!

Chasse à la place!

– Elle s’arrête brusquement en plein mouvement de foule, parce qu’elle a repéré un truc dans le magasin à l’autre bout de la rue; en sens inverse. T’es devant elle? Hors de là, malheureux!

– L’Ajumma se balade souvent en groupe, et là, c’est encore pire. Une armée en marche. En plus, t’as les yeux qui saignent quand tu les vois, tellement y’a de couleurs différentes.

Au départ, je pensais que nous étions les seuls à les craindre, nous autres, pauvres étrangers. Oui, mais non. En fait, tout le monde les craint. Ce sont les seules autorisées à traverser à l’endroit qu’elles préfèrent, par exemple; même en dehors des passages cloutés; même quand le feu est rouge. Et personne ne leur dira rien!(Par contre, n’essaie même pas, c’est la mort assurée, et dans d’atroces souffrances.)

Ajummas fluos

Bon, mais pourquoi personne ne leur dit rien ici? Tout simplement parce que l’Ajumma mérite. Elle a été élevée juste après la guerre, dans les privations et la rigueur de l’époque. Elle a été mariée tot, a travaillé pour remonter le pays, en plus d’élever les enfants, faire tourner la maison et tutti quanti. Maintenant, les enfants sont grands, elle n’a plus besoin d’être aussi féminine qu’avant, quand il fallait faire bonne figure devant les collègues et plaire à son mari. Le mari, si ça lui plaît pas, c’est pareil. Elle en a chié, alors, maintenant, elle fait ce qu’elle veut, ou elle veut, quand elle veut. Et elle le fait entendre. Cette aura lui donne un respect unanime de la population. C’est même assez drôle de voir les mecs rentrer la tête dans leurs épaules quand ils voient une ou des Ajummas approcher!!

Les Ajummas, c’est le mal!

Smartphoner ou dormir, il faut choisir

Un commentaire

On a beau essayé, on a du mal à ne pas comparer le Japon et la Corée du Sud. Pas mal de similitudes, mais beaucoup de différences aussi. L’une d’entre elles: l’attitude des gens dans le métro.

Avant toute chose, posons le principe de base: dans ces deux pays, non seulement il y’a du réseau mais il y’a aussi du wifi, à l’intérieur des wagons.

Petite parenthèse, au Japon, les sièges réservés aux personnes âgées, aux invalides et aux femmes enceintes ou avec enfants signalent un logo spécifique: prière de couper son portable dans cette zone. Oui, donc, les ondes sont néfastes au fœtus; ils le savent, eux. Bref, passons.

Pas de portable près des femmes enceintes
House of Japan

Au Japon, comme souvent, on peut entendre une mouche voler. Même aux heures de pointe. Et je ne pense pas me tromper en disant qu’on peut compter sur les doigts de la main le nombre de gens croisés en 2 mois en train de téléphoner dans le métro. S’ils le font, ils mettent leur main devant leur bouche pour ne pas faire trop de bruit. Et s’excusent 3 fois avant, 3 fois pendant et 3 fois après. Sumimaseeeeeen!! (Excusez mooooi!!)

En Corée du Sud, je ne pense pas me tromper en disant qu’on peut compter le nombre de fois où personne ne téléphonait dans le wagon. Même aux heures les plus creuses. Ils ne mettent surtout pas la main devant leur bouche, rient ostensiblement et prennent même à témoins de leurs blagues les autres occupants du wagon. Marrant, ceci dit.

Je disais donc, les gens s’occupent différemment dans le métro.

Dans le métro sud-coréen

En Corée du Sud, ils savent utiliser toutes les fonctionnalités de leur smartphone. Vidéos, musique, jeux vidéo…le tout sans écouteurs, mais avec le son. (Ca marche aussi dans les trains grandes lignes, même en première. Oui, les routards voyagent parfois en première, hum).

Je n’ai pas encore réussi à immortaliser l’instant, mais ce n’est pas rare de voir, en face de toi, toutes les personnes du banc pianoter sur leur portable. Et lire un livre…? Ah non, ça, jamais. Même ceux avec des images.

Non, le monsieur ne dort pas, il s’imprègne de la musique qu’il écoute…sur son smartphone!

C’est assez dingue, le premier geste que fait un coréen en rentrant dans le métro (après avoir bousculé tout le monde pour courir à la seule place qui vient de se libérer), c’est de sortir son smartphone. Evidemment, on est en Corée, alors pas beaucoup de pomme croquée ici; ici, le roi, c’est Samsung. Du coup, comme ils ont tous le même portable, ils l’accessoirisent avec des coques hyper kitsch originales.

En fait, ce qui me rend folle dans cette affaire, c’est que les coréens n’ont aucun scrupules à utiliser leur smartphone partout et tout le temps. En choisissant leurs nouilles au supermarché. Au cinéma. Chez le coiffeur pendant le shampooing. Et surtout, au boulot. Y compris s’ils font de la relation clientèle. Un truc inconcevable ailleurs. (Non?)

Smartphone attitude

Pour exemple, rien que cette semaine:

– les vendeuses du Printemps coréen, Shinsegae, pianotent sur leur smartphone, caché dans un rayon, en attendant les clientes.

– la serveuse du restau d’hier soir passait le balai en envoyant des SMS; les serveurs pianotaient sur le comptoir en levant la tête de temps en temps pour vérifier que personne n’a besoin de rien, quand même.

– le vendeur du « combini » (épicerie de quartier ouverte 24h/24) nous a servis en téléphonant!!

Au risque de paraître réac, mais que font les patrons??

Dans le métro japonais

Au Japon, en attendant d’arriver à leur station de destination, les gens…dorment. Parler n’est pas très bien vu, téléphoner est même interdit, alors dormir reste une bonne option.  Dormir dans les transports, c’est un sport japonais. S’il existait une compèt’, les japonais seraient champions du monde toutes catégories confondues. A croire que 10 minutes de plus de sommeil va leur changer leur journée. Bullshit, les amis! Parce que sommeiller en se rompant la nuque toutes les 5 secondes, ça n’a jamais été du sommeil réparateur!

(Un article sur ce sujet dans le magazine de Fukuoka destiné aux expats, Fukuoka Now!)

Métro nap

Du coup, comme les japonais sont néanmoins pleins de ressources, ils inventent des accessoires pour favoriser la « micro-sieste du métro », c’est génial: (merci Marionchan pour cette belle découverte 😉

Les siestes japonaises sont un sujet très inspirant pour beaucoup d’artistes, dont le photographe Adrian Storey. J’aime beaucoup cette série, « Let the poets »; c’est surprenant et pathétique en même temps. J’ai bien envie de leur dire de rentrer dormir chez eux, à tous ces gens…ou alors, de prendre des バカンス (vacances). Non?

Sieste japonaise
Adrian Storey

Quand l’éducation n’a plus accès à l’évolution

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Un élément surprenant quand on voyage en Corée du Sud, c’est la présence de croix chrétiennes partout dans le paysage. Et comme elles sont fluos et que les églises sont souvent situées en hauteur, on ne peut pas les louper.

Eglise catholique sud-coréenne
Photo Cyrildaehangminguk

Et en effet, le christianisme est la première religion, devant le bouddhisme en Corée du Sud; 26,3% des croyants en 2012 (19,7% de protestants et 6,6% de catholiques).

Le christianisme a surtout commencé son ascension dans la population coréenne à la fin de l’occupation japonaise (1910-1945) et encore plus après la guerre de Corée (1950-1953). Une réaction à la religion des envahisseurs, et une adhésion à celle des sauveurs, en quelque sorte. Du coup, la majorité des protestants sont des presbytériens conservateurs pratiquants. Et plutôt très pratiquants. Logiquement, ils pratiquent plutôt un protestantisme à l’américaine, avec écrans géants, messes géantes (jusqu’à 4000 participants 7 fois chaque dimanche dans une église de Séoul).

Ca donne ce genre de choses:

« Mega church » à la coréenne

 

L’élément intéressant c’est que les personnalités politiques seraient catholiques pour 60% d’entre eux, alors que cette religion ne concerne qu’environ 6,6% de la population coréenne.

[Le christianisme] est la religion de nombreux dirigeants de Corée du Sud depuis 1945, dont le catholique Kim Dae-jung (1998-2003) et le presbytérien Lee Myung-bak (2008) Wikipedia

 

C’est peut-être ce qui explique qu’en mai cette année, la Société de Révision des Manuels scolaires (STR) a décidé, après un sondage auprès des éditeurs des dits manuels , de retirer plusieurs références à l’évolution darwinienne des livres scolaires. Une belle victoire des créationnistes sud-coréens.

Le créationnisme, ce mouvement dont les adeptes, des trois religions monothéistes, pensent que le monde ne peut avoir été crée que par Dieu, s’oppose donc à l’évolutionnisme, qui décrit la création de l’univers selon la théorie de l’évolution darwinienne.

Ce qui fait que selon un sondage IPSOS en 2011, 24% des coréens interrogés se déclarent créationnistes; contre 9% des français interrogés. Et 46% des américains interrogés. En fait, le plus étonnant (enfin, pour moi, athée débaptisée), c’est que des doctrines religieuses arrivent à imposer leur point de vue dans des écoles laïques.

[…]en avril, le Tennessee est devenu, sous la pression du lobby créationniste, le deuxième Etat (après la Louisiane) autorisant les enseignants à proposer en classe des substituts à l’évolution darwinienne, sous le prétexte d’aider les élèves à juger « de manière objective des forces et des faiblesses des théories scientifiques existantes ». En faisant mine d’oublier que l’évolution en biologie est un phénomène avéré et non une simple hypothèse… Blog Passeur de science du Monde.

Simpsons épisode 21, saison 17
L’enseignement du créationnisme

 

La STR coréenne, pour revenir à elle, a donc fait retirer des manuels scolaires plusieurs explications darwiniennes de l’évolution des espèces, pour ne pas « induire les élèves en erreur ». Voui. Présenter plusieurs versions des faits est une chose, cacher des faits démontrés scientifiquement en est une autre.
Evidemment, je n’ai aucune compétence pour juger de la validité des hypothèses paléontologiques; ce qui m’intéresse est la façon d’interpréter à sa sauce les éléments scientifiques pour valider une doctrine.

Ainsi,

– Le célèbre archaeopteryx ne serait pas l’ancêtre de tous les oiseaux

– La théorie de l’évolution du cheval serait fausse

Archaeopterix

 

Oui, mais quel lien avec les créationnistes américains? Facile, mon cher Watson:

Le STR est en fait une émanation de la Korea Association of Creation Research (KACR), une organisation chrétienne (le christianisme est une des deux principales religions en Corée du Sud) qui constitue elle-même la branche sud-coréenne de l’Institute for Creation Research (ICR). L’ICR a été créé en 1970 au Texas par une des figures les plus importantes du créationnisme américain de la deuxième moitié du XXe siècle, Henry Morris […]

Passeur de science, blog du Monde.

 

Mon problème, dans cette affaire, c’est le recul des libertés dans des pays soi-disant démocratiques:

– Certes, la liberté de religion est fondamentale, et l’enseignement des religions doit être possible; ceci est rappelé dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme:

Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

– Mais l’homme, et a fortiori l’enfant, dont le petit cerveau malléable est une des premières cibles des prosélytes de tout poil, a aussi le droit d’avoir un enseignement complet et non orienté par une doctrine religieuse, quelle qu’elle soit. Ensuite, chacun fera son choix.

Article 26

2. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

 

Principe 7 de la Déclaration des droits de l’enfant

Il doit bénéficier d’une éducation qui contribue à sa culture générale et lui permette, dans des conditions d’égalité de chances, de développer ses facultés, son jugement personnel et son sens des responsabilités morales et sociales, et de devenir un membre utile de la société.

 

C’est vrai pour l’enseignement de l’histoire, mais aussi pour celui de la biologie. Or, les créationnistes, rejettent en général tout ce qui peut faire penser que des êtres vivants existaient il y des millions d’années… Rejet de la paléontologie, de la biochimie,…Comment est-ce encore possible avec les développements scientifiques actuels? Encore un élément de réponse, mon cher Watson:

Joonghwan Jeon, un psychologue évolutionniste de l’Université Kyung Hee de Yongjin, cité par Nature:

(…) il n’existe que 5 à 10 scientifiques évolutionnistes qui travaillent dans l’enseignement supérieur en Corée du Sud.

 

L’évolution…

 

Pour plus de détails:

– L’article de « Aujourd’hui la Corée »

– L’article du blog Passeur de science du Monde

– sur les religions en Corée du Sud, un article de blog très bien fait: Cyril Daehangminguk

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